J15 sur la HRP

Publié le 2 juillet 2022 à 18:21

Où suis-je ?

Au fil des pas

Jeudi 30 juin 2022 .

Finalement hier soir ce n’était pas si calme. Vers 21h, un orage gronde et se rapproche. Les neuf espagnols qui étaient arrivés en dernier vers 19h, reviennent et nous annoncent qu’ils n’ont pas de tente. À la place de s’excuser platement, le « chef » du groupe nous dit qu’il connait et que ce genre de refuge est fait pour 18 personnes soit deux personnes par couchette. Ce qui est faux. C’est un refuge 9 places. Comme nous n’allions pas les laisser sous l’orage, les deux randonneurs qui font la HRP dans l’autre sens leur ont monté leurs tentes, et, Dorian et Bernard se sont dévoués pour accueillir chacun un de ces randonneurs inconscients. Un dernier s’est installé dans l’allée centrale. Dominique, le guide de montagne n’avais jamais vu ça en 52ans de carrière.

Quelle inconscience de grimper à 9, sans tente à 2400m d’altitude à un refuge de neuf places ! Et ils font énormément de bruit et de lumière lorsqu’ils repartent vers 5h du matin.

Tout le monde ne se lève que vers 7h du matin. Les espagnols sont le sujet de conversation numéro 1. Et il s’avère qu’ils ont oublié des affaires.

Avec Bernard et bientôt Dorian qui nous rattrape, nous marchons en direction du refuge de certascan. Un refuge gardé, perché sous le lac du même nom, sur la montagne d’en face.

Depuis le col de Sellente à 2500m, il nous semble voir le lac en question au loin, mais il s’avère plus tard que ce n’étais pas lui, peut être celui de Becero.

Les marmottes font toujours courrir Artic, et nous descendons la vallée jusqu’au pla de Boavi, passant et repassant au dessus du torrent qui grandit au fur et à mesure. C’est le défi du jour, passer sans tomber dans l’eau, nos pieds s’étirant de pierre en pierre. Au fond de la vallée un pont est devenu nécessaire pour le traverser. Il est puissant et parfaitement cristallin. Il ne fait pas assez chaud pour être tenter de plonger dedans.

Après avoir déjeuner auprès d’une cabane espagnole, une maisonnette en pierre pleine de savoir faire, et avoir fait une sieste paisible, nous finissons de grimper au refuge.

Je vais me répéter, mais encore une fois le lieu magnifique, envoutant. Le refuge est tenue par une espagnole jeune, dynamique et chaleureuse. Elle parle français suffisamment pour que nous nous comprenions. Ils ont un terre neuve qui impressionne beaucoup Artic.

Artic ne peut pas rentrer dans le refuge, donc après avoir mangé il dort toute la soirée sur sa couverture sur le banc à l’entrée et au chaud, pendant que je me douche et dîne.

Pour moi, une douche chaude à 3,5euros s’impose. Ils ont de grosses multiprises pour que tout le monde charge et ils me donnent des croquettes pour Artic en plus car j’avais peur de manquer. C’est super !

J'en profite pour acheter un paquet de nouilles chinoises, deux KitKat et deux barres de céréales à prix d’or. Ici ils sont ravitaillé par hélicoptère.

Le dîner est très bon mais un peu juste en quantité. Tout est fait maison, mais il y a trois cannellonis et trois quart de pomme de terre avec une saucisse (oups pour le végétarisme) et une grosse salade complète. Un gâteau au chocolat en dessert. Malgré tout, on a tous encore un peu faim après.

La nuit s’annonce fraîche 2 degrés seulement. Avec Dorian, on part monter nos tentes et nous coucher vers 21h30.

 


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