Première journée de stop !

Publié le 23 mars 2022 à 03:58

Mardi 22 mars 2022...

Où suis-je?

Ce soir, j'ai atteint la ville de Curitiba, la capitale de l'état du Paraná , et je loge dans une chambre privée au sein d'une sorte de maison en colocation.

Dépenses Prix
Nourriture 28 reals
Transports 0
Logement 54 reals
Dons - 15 reals
TOTAL 67 reals

Les voitures s'enchaînent et le moral revient

Ce matin après un réveil toujours difficile,  je ne reste pas longtemps sur le bord de la route. Il m'a fallu 5 voitures pour faire les 260km qui me sépare de Curitiba et la journée à été longue, tant et si bien que je ne me rappelle plus très bien de son début.

Il a d’abord fallu sortir de la petite ville de Miracatu, mais ce fut chose aisée étant donné sa taille. Encore déprimée je fais du stop en me tirant des sourires entre deux têtes d’enterrements. Malgre tout je positive et me concentre sur l’objectif auquel je crois sans trop y croire, Curitiba ce soir, et je pense à Pékin Express et à l’entrain de la course. Par rapport, je suis peinarde, vraiment pas de quoi être malheureuse, et en effet, quelques minutes plus tard, un homme au volant d’un antique 4x4 s’arrête. Il me conseillera des choses pour obtenir un billet gratuit de bus, mais je n’ai pas tout compris et de toute manière avec Artic c’est un peu compliqué, alors je suis juste allée voir les prix des bus : 68 reals pour Registro Curitiba qui part à 5h du soir et arrive donc vers 20h. Nouvel objectif, arriver avant le bus et gratuitement !

Ce fut le début de la série des voitures qui me font sauter de ville en ville au cours de la journée : de Miracatu à Registro, de Registro à Jacupiranga, de Jacupiranga à Cajati, de Cajati à Campinas grande do sul, et enfin de Campinas grande do sul à Curitiba.

Vers 12h30, je suis déposée par la deuxième personne à Jacupiranga où je déjeune. J’ai du mal à repartir d’ici car je me place à une entrée de la nationale trop loin de la ville et peu de voitures passent. Une fois replacée je n’attends plus très longtemps avant qu’un jeune s’arrête pour m’emmener au posto de la ville suivant où il y a bien plus de passage et de camions.

Les dons

Pendant que j’attends à ce posto, un homme vient me voir et me propose d’aller manger quelque chose à la station. Comme je n’ai ni faim ni envie d’etre draguée, je refuse. Il me donne 5 real tout de meme qu’il ne me laisse pas refuser. Comme une dame ce matin d’ailleurs, qui m’a donné 10 real après avoir donné une poignée de croquettes à Artic et avoir un peu discuté de mon voyage. Artic a fait la fine bouche en ne mangeant pas les croquettes si gentiment données… On n’apprend pas la politesse aux chiens de nos jours…

Le stop à l'envers ça fonctionne aussi

Finalement c’est un camionneur qui me fait signe. Le stop à l’envers… Je vais donc à sa rencontre, et il me dit aller pratiquement jusqu’à Curitiba. Bingo, nous montons Artic et moi dans sa cabine. L’homme qui s’appelait Sidney, et j’ai dû lui faire épeler pour etre sure, était très cool, rockeur dans l’âme, on a écouté sa musique pendant que je découvrais la route. Une magnifique route entre les montagnes et collines recouvertes de forêts, pendant de nombreux kilomètres.

Enfin à 18h lorsqu’il me dépose, très inquiet pour moi du fait que je ne sache pas où je vais dormir, il m’aide à chercher un hôtel. Mais j’ai une autre idée en tête, arrivé à Curitiba dès ce soir.

Un accueil plus que chaleureux à Curitiba

Je me dirige vers les voitures arrêtées au posto et je tombe sur un homme qui reprend justement le volant. Belle rencontre. Diego, qui accepte de m’emmener après avoir appris que j’étais française, parle anglais, il est un grand voyageur aussi. Pendant le trajet, il en profite pour me donner plein de conseils sur Curitiba, et sur la sécurité. Par exemple, avoir un sac plastique de supermarché rempli de papier et autre où mettre les objets de valeurs car les braqueurs ne s’intéressent pas aux sacs de supermarché. Arrivée à 19h ! Objectif atteint !

Grâce à son internet, je me trouve un Airbnb au centre de Curitiba, où il m’emmène volontiers. Merci beaucoup ! En attendant la réponse du Airbnb, je vais dans un café qui paye pas de mine extérieurement parlant- c’est une sorte de grand kiosque au milieu d’une place- mais qui possède une propriétaire géniale. Entourée de son fils qui parle anglais et de deux autres amis dont un qui parle français, elle a mené un véritable interrogatoire sur ma personne. C’est le plein de rigolades. Les entendre parler de Macron ou Brigitte Macron, de Sarkozy, ou encore se disputer de qui est meilleur entre Bolsonaro et Macron, fut un des meilleurs moments de la journée.

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